Plaquettes votives ema dans un sanctuaire japonais, image d’illustration et non cérémonie du chawan kuyō

Quand un bol mérite un merci

À Arita, on remercie les bols qui ont accompagné les repas avant de les laisser partir. Pour les deux bols Brume d’OrienX, l’histoire commence à la première table.

La dernière chose que l’on pose dans un bol

À Arita, 679 bols forment un mikoshi, un palanquin de cérémonie réalisé avec le concours de 62 ateliers. Près de lui, chaque année, on peut apporter un autre bol : celui qui s’est ébréché, s’est cassé, ou a simplement achevé son usage.

Lors du chawan kuyō organisé à Arita Será, un prêtre du sanctuaire Tōzan conduit un rite de gratitude pour ces pièces qui ont servi. On accompagne leur départ de quelques mots écrits sur une petite plaque votive. Dans la croyance attachée à cette cérémonie, le merci porte aussi deux vœux : éloigner le malheur et voir les générations suivantes toujours nourries.

Voir la photographie de la cérémonie publiée par Arita Será ↗

Que faut-il qu’un bol ait contenu pour qu’on prenne le temps de le remercier ?

Un bol n’a pourtant rien d’extraordinaire au début. Il attend sur une étagère. Il est rempli, vidé, lavé, repris. Il connaît le dîner préparé pour six, puis le déjeuner rapide du lendemain. Il accompagne des personnes dont on oubliera peut-être les paroles, mais pas toujours la place qu’elles occupaient à table.

Le rite d’Arita commence quand ces gestes sont terminés. Il nous fait regarder, autrement, le jour où ils commencent.

Vaisselle claire sur une table en bois, photographie d’ambiance, sans produits OrienX
Une table avant le repas. Photographie d’ambiance : Ramon Clemente / Pexels ; les pièces photographiées ne sont pas des produits OrienX.

Avant que les invités arrivent

Sur la table, le Grand bol bas — Brume ouvre un cercle de 28,5 cm. Il est bas, large, posé sur un pied stable. Ses 1,8 litre peuvent accueillir une salade à partager, des fruits encore couverts de leur peau, ou les pâtes que l’on apporte sans décider à l’avance de la part de chacun.

Le gris mat, légèrement granuleux, ne cherche pas à retenir le regard à la place des aliments. Le bord arrondi laisse les mains s’approcher. On peut voir ce qui reste au fond sans se pencher au-dessus d’une paroi haute. Quand quelqu’un demande « encore un peu ? », le bol est déjà au centre, à portée de tous.

Grand bol bas Brume OrienX en scène sur une table
Le Grand bol bas — Brume, 28,5 cm et 1,8 L. Image : OrienX.

Le Bol bas — Brume reprend cette présence à une autre distance. Son ouverture mesure 20,6 cm ; il contient 650 ml. Il peut recevoir du riz et des légumes, des céréales ou une soupe servie sous le bord. Sa faible hauteur laisse le repas visible, même lorsqu’il est posé devant une seule personne.

Bol bas Brume OrienX en scène sur une table
Le Bol bas — Brume, 20,6 cm et 650 ml. Image : OrienX.

Les deux bols sont dessinés par OrienX et façonnés à la main à Arita. Ils partagent la même tonalité de brume et une surface dont le grain varie légèrement avec la fabrication et la cuisson. Le grand se remplit avant que chacun se serve ; le petit garde près de soi ce que l’on a choisi. Entre les deux, il y a le geste de tendre, de recevoir, puis de demander si l’autre en voudrait davantage.

Le vœu est dans ce que l’on répète

Ce soir-là, une personne arrive en retard. On n’a pas à refaire la table. Le grand bol a gardé quelque chose pour elle ; un petit bol l’attend. Aucun discours n’est nécessaire pour lui dire qu’elle a sa place.

C’est peut-être là que naît la force d’un objet ordinaire : dans un geste assez simple pour être répété et assez attentif pour qu’on s’en souvienne. Un bol offert pour une maison nouvelle peut porter ce souhait sans le prononcer : qu’il y ait souvent de quoi partager, et toujours une place pour celui qui revient.

À Arita, on remercie les bols lorsque leur service s’achève. Ceux-ci n’en sont qu’au début. Le plus beau vœu que l’on puisse leur confier est d’avoir, un jour, accompagné assez de repas pour mériter ce merci.

Découvrir le Grand bol bas — Brume  ·  Découvrir le Bol bas — Brume

Source sur le chawan kuyō : Arita Será. Image de couverture (évocation) : Maulana Diki / Pexels. Les plaques votives photographiées ne viennent pas de la cérémonie d’Arita ; les photographies Pexels ne montrent pas les bols Brume. Licence Pexels.