Sept herbes vertes disposées dans un grand saladier couleur sable, illustration créée par IA

Le cercle des sept herbes

Deux saladiers Sable, un geste à refaire au début de chaque saison : disposer sept verdures, formuler un vœu pour ceux qui vont les manger, puis les réunir. Une coutume japonaise inspire ce geste ; OrienX lui donne aujourd’hui une place sur la table.

Deux saladiers Sable, un geste à refaire au début de chaque saison : disposer sept verdures, formuler un vœu pour ceux qui vont les manger, puis les réunir. Une coutume japonaise inspire ce geste ; OrienX lui donne aujourd’hui une place sur la table.

Avant le premier repas

Sur la surface sable du Saladier — Sable, sept petites poignées de verdure attendent encore séparées. La mâche touche presque la roquette ; le cresson garde sa place ; les herbes coupées n’ont pas encore disparu dans la vinaigrette. Quelqu’un prend le temps de les regarder une dernière fois avant de les mélanger. C’est à cet instant que le bol reçoit un vœu.

Pourquoi sept ? Au Japon, le soir du 6 janvier, on coupait autrefois de jeunes herbes en chantant qu’il fallait finir « avant que les oiseaux de Chine ne traversent la mer ». Dans des récits recueillis à Tottori, on frappait la planche avec un pilon ou des ustensiles pour chasser symboliquement ces oiseaux, figures de ce que l’on souhaitait éloigner. Le lendemain, les herbes rejoignaient une bouillie de riz : le nanakusa-gayu, ou bouillie des sept herbes de printemps. En la mangeant, on souhaitait une année de santé à sa famille.

Le chant donnait à ce souhait une forme que les mains pouvaient accomplir. Il fallait trouver les plantes, les déposer ensemble, les couper, puis les offrir à manger. Une intention invisible passait par des gestes très précis.

Bol de nanakusa-gayu, bouillie de riz japonaise aux sept herbes
Le nanakusa-gayu traditionnel. Photo : Blue Lotus / Wikimedia Commons, CC BY 2.0 (non modifiée).

Un vœu qui prend la forme d’un bol

OrienX reprend cette idée dans un rituel imaginé pour ses deux saladiers Sable. Au premier repas d’une nouvelle saison, on choisit sept verdures disponibles près de chez soi. En France, ce pourraient être la mâche, le cresson, la roquette, le persil, le cerfeuil, la ciboulette et la menthe. On les pose d’abord en sept endroits du bol. Avant de les mêler, on pense à ceux qui vont se servir : que la saison qui vient vous garde en bonne santé.

Le geste a besoin de cette forme ouverte. Dans le Saladier — Sable, le cercle de 20,2 cm laisse les sept ingrédients visibles en même temps. Sa hauteur de 5,5 cm permet de suivre du regard les feuilles jusqu’au fond. Le bord arrondi accueille la main qui les rassemble ; le pied large maintient le bol posé pendant qu’on les mélange. Avec 1,1 litre de contenance, il reçoit aussi bien les premières pousses d’un marché que les légumes préparés pour un repas ordinaire.

Saladier Sable OrienX dans une scène de vie
Saladier — Sable, photographie du produit OrienX.

Le Grand saladier — Sable ouvre le même geste sur 25,6 cm et 2 litres. Les feuilles peuvent y rester entières, les sept couleurs et textures se distinguer avant que la salade ne soit tournée. Sa forme basse garde ce moment visible autour de la table : quelqu’un ajoute une herbe, un autre verse l’assaisonnement, puis le cercle se défait pour devenir le repas.

Les sept herbes japonaises traditionnelles pour le nanakusa-gayu, photographie
Les sept herbes japonaises traditionnelles, différentes des sept verdures proposées ici pour une table française. Photo : Nissy-KITAQ / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 (non modifiée).

Sur les deux pièces, le Sable mat et finement moucheté devient, dans cette histoire, la terre claire du vœu ; les sept verdures en sont les premières pousses. L’image naît de la couleur réelle des saladiers et revient chaque fois qu’on les remplit. OrienX dessine ces deux pièces, façonnées à la main à Arita. Le souhait porté par la coutume japonaise entre ainsi dans une cuisine française par une action simple que leurs formes rendent possible.

Ce que le bol garde

Le soir, les sept herbes seront mangées. Il ne restera ni arrangement ni formule à montrer. Pourtant, la prochaine fois que l’on sortira le saladier, son ouverture sable rappellera l’endroit où les feuilles avaient été posées et la personne à qui l’on avait pensé.

Voilà la force que nous donnons à ces deux pièces : faire revenir un souhait au moment où l’on prépare à manger. La petite et la grande portent le même geste ; on choisit celle qui convient à la quantité de verdure du jour. À force de recommencer, un saladier devient dans la maison le lieu reconnaissable d’une attention. Les sept herbes n’y sont pas un motif peint sur la céramique. Elles y apparaissent, vivantes et différentes, chaque fois qu’une nouvelle saison commence.

Découvrir le Saladier — Sable · Découvrir le Grand saladier — Sable

La coutume des sept herbes est documentée par le ministère japonais de l’Agriculture et le musée préfectoral de Tottori. Le geste saisonnier proposé ici est une création contemporaine d’OrienX. Image de couverture : illustration éditoriale créée par IA à partir de références photographiques des saladiers Sable ; elle ne constitue pas une photo du produit.